La Via Ferrata, c’est quoi ?

Définition de la Via Ferrata

La « Via Ferrata » est un parcours d’escalade en montagne ou sur sur massif comportant de falaises, aménagés avec des câbles fixés à la parois, des échelons (barreaux), des ponts de singe et des passerelles. Conçus pour offrir une expérience vertigineuse et parfois acrobatique, ces itinéraires permettent d’évoluer en sécurité dans des environnements rocheux spectaculaires.

Histoire

La Via Ferrata est nées dans les Dolomites en Italie pendant la Première Guerre mondiale, entre 1914 et 1918, pour faciliter le transport de troupes et d’artillerie dans des zones difficiles d’accès. Ce réseau militaire permettait aux soldats de franchir des parois abruptes et de sécuriser leurs positions dans les montagnes.

Avec le temps, ces installations ont été reconverties en parcours d’aventure accessibles aux amateurs de montagne. Aujourd’hui, les Via Ferrata permettent aux randonneurs de découvrir des parois rocheuses qui été exclusivement réservées aux grimpeurs aguerris, offrant ainsi une activité accessible, ludique et immersive entre la randonnée classique et l’escalade.

En France, l’essor des Via Ferrata débute en 1988 avec l’ouverture du premier parcours officiel dans la vallée de Freissinière. Ce site pionnier est bientôt suivi de celui des Vigneaux (devenu le parcours le plus fréquenté de France, avec environ 15 000 visiteurs par an) et de l’Aiguillette du Lauzet. Peu à peu, l’engouement gagne les vallées alpines et l’arrière-pays niçois, avec la création de nouveaux itinéraires.

Aujourd’hui, la France compte plus de 150 Via Ferrata réparties dans plusieurs régions : de la Tarentaise à la Maurienne, en passant par les Bauges, l’Isère, l’Oisans, les Pyrénées atlantiques, centrales et orientales, la Loire, l’Auvergne et la Corse. Ces itinéraires offrent aux amateurs de plein air un accès privilégié aux panoramas vertigineux de nos montagnes, tout en leur permettant d’explorer un environnement habituellement réservé aux escaladeurs expérimentés.

Le département des Pyrénées Orientales bénéficie de 4 sites de pratiques de la Via Ferrata localisés en Conflent, Cerdagne, Fenouillède et Vallespir comportant différents parcours de différents niveaux.

Les différentes cotations française et internationales en Via Ferrata

F ( = Facile) Initiation à la Via Ferrata – A (Shall) – K1 (Hüshler)
PD ( = Peu Difficile) Enfant et débutant B (Shall) – K2 (Hüshler)
AD (= Assez Difficile) Pour débutant bien accompagné – C (Shall) – K3 (Hüshler)
D (= Difficile) Pour personnes habituées – D (Shall) – K4 (Hüshler)
TD (= Très Difficile) Physique pour les personnes habituées possédant déjà de bons bras E (Shall) – K5 (Hüshler)
ED (= Extrêment Difficile) Très physique pour les personnes habituées possédant de très bons bras – F (Shall) – K6 (Hüshler)

Pour affiner la cotations des différents parcours de Via Ferrata on utilise en plus  les symboles – et + pour donner un niveau de cotation entre deux niveaux de cotation officielle.

Exemple  : AD- la cotation sur la longueur du parcours est juste en dessous de la cotation « Assez difficile » sans être PD (peu difficile). A l’inverse AD+ fait état que le parcours comporte des passages supérieur à la cotation AD (assez difficile) mais ne peu être classé en D sur sa longueur.

Norme AFNOR : NF EN 16869

Document spécifiant les exigences de conception applicables à une via ferrata. Il ne s’applique ni aux parcours acrobatiques (couverts par la série de normes NF EN 15567) ni aux sentiers équipés de dispositifs d’aide tels que marchepieds, échelles, rampes, chaînes, câbles, cordes.

Les différents types d’équipement, de prises et de ponts de singes que l’on rencontre en Via Ferrata :

1 – Ligne de vie et amarrages :

Câble (ligne de vie ou main courante) sur toute la longueur fixé par serre câble sur pitons scellés (avec ou sans queue de cochon)
Piton à queue de cochon : permettant le passage d’un corde pour sécuriser un second de cordée

2 – Les différents types de barreaux :

Barreau pour les mains et les pieds (échelon, marche de métal).
Barreau pour la main (rampe, 3 fois grand plus que le précédent – plus lice au touché que le précédent)
Repose pied ou pédales (de 10 cm à 12 cm)
Poignée de main (environ 12 cm)

3 – Les différents ponts de franchissement :

La passerelle : 1 câble au dessus de la tête et des planches de bois sous les pieds
Le pont de singe (2 câbles) : 1 câble au dessus de la tête et 1 sous les pieds
Le pont de singe sur poutre (1 câble) : 1 câble au dessus de la tête et 1 poutre sous les pieds
Le pont népalais ou tibétain (3 câbles) : 2 câbles au niveau des mains et 1 sous les pieds

4 – Tyrolienne de franchissement :

Câble tendu de part à autre d’une paroie, permettant un franchissement à d’un coté à l’autre avec l’aide d’une poulie câble adaptée.

La différence entre la Via Ferrata et l’Escalade ?

Les via ferrata, avec leurs échelles (échelons), marches, tyroliennes et ponts de singe, vous plongent dans l’univers vertical tout en gardant les pieds bien ancrés au sol gràce à des prises artificielle !
L’escalade, elle vous invite à caresser la roche de nos montagnes et à vous élever grâce à des prises et appuis impeccables, jusqu’à presque danser sur le rocher.

Qui peut pratiquer la Via Ferrata et à quel age ?

Bien que la plupart des parcours soient en accès libre, cela ne signifie pas que chacun peut s’y lancer sans préparation. Il est essentiel d’être en bonne condition physique, car une fois engagé sur le parcours, il est souvent impossible de faire demi-tour. Les plus jeunes peuvent découvrir la Via Ferrata sur des parcours adaptés et accessibles de niveau F (facile)  ou PD (peu difficile) pour les plus petits et à partir de 12 ans PD (peu difficile)et AD (assez difficile). L’âge minimum requis varie selon les sites et le niveau de difficulté du parcours. Dans les Pyrénées Orientales il existe 2 parcours adaptés aux enfants dès 8 ans F et PD, 3 parcours en AD et 2 parcours en D.

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